Gérard-Aimé Photothèque
  • 1968 - 22 mars, une nuit...

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    France. Nanterre le 22 mars 1968

    Suite à l'arrestation de Xavier Langlade mis en cause dans l'attaque le 20 mars des bureaux de l'Américan Express, rue Scribe, ses camarades de la Faculté de Nanterre occupent la salle de délibération du conseil d'administration de la faculté dans le batiment administratif.

    Ce moment donnera naissance au "Mouvement du 22 mars" dont Daniel Cohn-Bendit deviendra le leader. 

  • 1965 - Le Quartier Latin des années 60

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    A quoi ressemblait le Quartier Latin avant le fameux mois de mai 68 ? 

  • 1967 - Nanterre la folie

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    Nanterre est le foyer d'ou partira l'étincelle du mouvement de mai 68. Daniel Cohn-Bendit en sera la légendaire figure. 

  • 1968 - Berlin, donne le coup d'envoi

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    La première grande manifestation contre la guerre américaine au Vietnam.  

  • 1968 - Cinémathèque : l'affaire Langlois

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    Paris février 1968 : "L'affaire LANGLOIS"
    Henri LANGLOIS fondateur avec Georges Franju et Jean Mitry, de la Cinémathèque Française en 1936 est démissionné par André Malraux, Ministre de la Culture, le 9 février 1968, il est remplacé par un certain

    Pierre Barbin que personne ne connait à l'époque.

    Toute la profession et notamment François Truffaut, Jean-Pierre Léaud, Claude Jade, Alain Resnais, Jean-Luc Godard, Jean Marais auxquels se joignent les étudiants, demande sa réintégration par une manifestation le 20 février 1968, rue de Courcelle, ou se trouve alors la Cinémathèque. La porte est enfoncée, le bureau de Pierre Barbin envahit pendant que celui ci appelle la Police. Le 18 mars, une nouvelle manifestation à lieu toujours devant le siège de la Cinémathèque, tandis que d'autres démonstrations de soutient se déroulent soit devant la salle de projection de la CInémathèque, ou dans différents de quartiers de Paris, en province et à l'étranger.
    Henri Langlois ( né 13 novembre 1914 à Izmir, Turquie, mort 13 janvier 1977 à Paris) est "le" pionnier de la conservation et de la restauration de films. Il a commencé ces archives avec des fonds privés et seulement
    une dizaine de films. Au cours des décennies, la collection s'accroîtra jusqu'à atteindre plusieurs milliers de titres. 

  • 1968 - Les murs ont la parole

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    Collection des tags de mai 68. (Scans réalisés a partir de tirages d'époque) 

  • 1968 - Mai 68

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  • 1968 - Communauté de Gallon

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    MIDI LIBRE
    Édition du jeudi 8 mai 2008 - Article d'Anne-Marie SCHALLER

    Mai 68 et les paysans Les "événements" tracent leur sillon dans le monde
    rural Du retour à la terre ou à la campagne au bouleversement du monde
    syndical agricole ne passant par l'installation éphémère de communauté de
    jeunes "gauchistes" dans les Cévennes, la contestation a décoiffé la
    région. Trois exemples à l'appui.

    Il les a photographiés au soir du 22 mars 1968 occupant la salle du
    conseil d'administration de la faculté de Nanterre. Une série de plans
    larges sur ces étudiants en plein débat groupés derrière les tables
    vernies.

    Gérard-Aimé Bois est le seul à avoir saisi ce moment historique, prémice
    de mai 68. Étudiant,

    il s'était pris de passion pour la photo. Avec, pour premiers sujets :
    Nanterre, sa fac, ses bidonvilles, et ses copains.

    Ses copains de Nanterre, justement, il les a photographiés plusieurs mois
    plus tard à Gallon, un hameau des Cévennes gardoises qu'un ancien militant
    de l'Unef avait acheté. « Après mai, beaucoup d'étudiants étaient
    désemparés. Ils n'avaient pas envie de continuer la fac. Certains ont
    préféré tenter l'aventure du retour à la campagne », raconte Gérard-Aimé
    Bois, journaliste et photographe.

    Les premiers débarquent fin 68. Planté au-dessus de Sumène et depuis
    longtemps inhabité, Gallon offre des conditions de vie spartiates : un
    chemin difficile comme seul accès, des citernes comme unique alimentation
    en eau, des cheminées pour tout chauffage, des toits de lauze à
    l'étanchéité limitée... qu'importe. Une dizaine de personnes y vivra
    jusqu'en 1972, formant « une communauté très libertaire, mais pas très
    politique à la différence d'autres. Ils ne se prenaient pas au sérieux »,
    estime Gérard-Aimé Bois.

    Avec ses Leica, il immortalise ses copains dans leur nouvelle vie : remise
    en état des terrains agricoles, entretien du potager, des ruches, du
    poulailler, des lapins, lessive au lavoir de Ganges... « Ils se
    débrouillaient plutôt bien, avec très peu d'argent, mettaient tout en
    commun.

    » Pour s'en sortir, ils récupèrent des produits à la fin des marchés,
    apprennent à tuer le cochon, à faire des chantiers, et remontent de temps
    en temps à Paris pour travailler. En revanche, « côté travaux, ils
    discutaient beaucoup à propos de grands projets mais n'avançaient pas
    vite. C'était très bricolo. » Au fil des mois, la vie communautaire de
    Gallon s'effiloche. « Ils en avaient épuisé toutes les ressources. » Le
    hameau est revendu en 1972, mais beaucoup de ses occupants, « tombés
    amoureux des Cévennes », restent dans la région. Quarante ans après, ils y
    sont encore, souvent très investis dans la vie locale. 

  • 1969 - Le temps des gauchismes

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    Raymond Marcellin interdit le mouvement "maoiste" de la Gauche prolétarienne dirigée par Benny Levy, mais il décide de poursuivre clandestinement la parution. Jean-Pierre Le Dantec et Michel Le Bris sont emprisonnés. Jean-Paul Sarte en deviend le directeur de publication. 

  • 1973 - Naissance de Libération

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    Paris 04 janvier 1973 Conférence de presse à la "Maison Verte". Sartre, Foucault, Jean-René Huleu, Serge July, JC Vernier.

    "Libération" est lancé officiellement et le premier numéro est annoncé pour le 05 février 1973, en réalité le premier numéro sortira en avril.

    Pour en savoir plus :
    Libération", les oubliés de l'histoire, le retour aux sources. Lire et voir les interviews vidéo publié par www.Amnistia.net  

  • 1974 - Affaire Pierre Goldman

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    Paris décembre 1974 - Affaire Goldman
    Réunion du comité Pierre Goldman, après sa condamnation,
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    A la fin des années 60, Pierre Goldman a été, un militant actif responsable du service d'ordre de l'Union des Etudiants Communistes (UEC) et de l'Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) au Quartier Latin, puis en 1968, il part à Cuba et au Venezuela, … A son retour en septembre 1969 il est l'ami de truand et de figures des nuits parisiennes.

    Le 19 décembre 1969, un braquage sanglant a lieu dans une pharmacie du boulevard Richard Lenoir, à Paris. Bilan : la pharmacienne et sa préparatrice sont tuées, un client est blessé, ainsi qu'un gardien de la paix. En avril 1970, Pierre Goldman est arrêté et accusé du meurtre des deux pharmaciennes.

    Mais qu'il ait pu tuer deux femmes pour de l'argent, ça ne colle pas pour ses amis. Et d'ailleurs, une bonne partie de la gauche n'y croit pas et se bat. Il sera d'abord condamné à perpétuité, puis acquitté, et libéré, au terme de procès qui ont passionné l'opinion publique.

    En 1974, Goldman échappe à la peine de mort, mais il est condamné à perpétuité, après un procès qui a cristallisé toutes les passions. Après cassation de ce jugement, un second procès s'ouvre en 1976 avec, cette fois-ci, Georges Kiejman pour défendre Pierre Goldman. Me Kiejman démontre la fragilité des témoignages accablant Pierre Goldman, et obtient son acquittement pour les meurtres des pharmaciennes. Après sa libération, Pierre Goldman collabore notamment aux journaux Temps Modernes et à Libération.

    Deux ans et demi après sa sortie de prison, le 20 septembre 1979, Pierre Goldman est assassiné à bout portant place de l'Abbé-Georges-Hénocque à Paris 13e, par trois inconnus… qui ne seront jamais arrêtés ! L'assassinat est néanmoins revendiqué à l'AFP par une organisation d'extrême droite inconnue : Honneur de la Police.

    "À force de se vanter de ses futures actions contre le GAL (Groupe d'action contre les militants de l'ETA), Goldman est apparu dangereux. Des voyous marseillais du GAL l'ont tué avec Maïone (indicateur de la Police), qui a évoqué aussi un commandant, ancien du SDECE mais actif à l'époque, sans me donner son identité. » écrit le commissaire Lucien Aimé-Blanc dans un livre paru en 2006 intitulé L'Indic et le Commissaire (par Lucien Aimé-Blanc et Jean-Michel Caradec'h, Plon, 2006).

    20 à 30 000 personnes assistent à ses funérailles.

    Ecrits
    * Souvenirs obscurs d'un juif polonais né en France, Seuil, 1975.
    * L'ordinaire mésaventure d'Archibald Rapoport, 1977. 

A partir de 1966, Gérard-AImé étudiant à l'université de Nanterre, commence une couverture de la vie et des évènements poltiques qui agitent cette faculté. Il sera le seul photographe la nuit du 21 mars 1967 ou est occupé "le batiment des filles", puis le seul a participer au 22 mars 1968. Pour voir, sélectionner et télécharger nos photographies créez vous un compte dans notre galerie photothèque.

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Photographies en diffusion pour la presse, l'édition et tous supports à l'Agence Rapho (Eyedea) Ensuite il couvrira les événement de mai 68 et faira de nombreux reportages pour l'Idiot-Internationnal de Jean-Hedern Hallier, J'accuse, La Cause du peuple, Rouge, Révolution, Lutte ouvrière et toutes la presse underground et gauchiste des années 70. Il travaille plusieurs années pour le Magazine Littéraire et réalise de nombreuses photographies des écrivains et intellectuels de cette époque.